BIOGRAPHIE DE RENAN LUCE

BIOGRAPHIE DE RENAN LUCE



Renan Luce est né le 5 mars 1980 à Paris mais il a vécu toute son enfance et son adolescence en Bretagne, près de Morlaix dans le Finistère. Il a commencé sa formation musicale en participant avec son frère Damien et sa s½ur Claire à une chorale, puis a débuté le piano classique aux conservatoires de Brest puis de Saint-Brieuc. Il remplace alors le piano par le saxophone et apprend la guitare en autodidacte et compose ses premières chansons.

Après 2 ans de classe préparatoire à Rennes où il se produit dans des bars et quelques festivals (première partie de Matmatah), il est admis à l'École Supérieure de Commerce de Toulouse.

Dans le cadre de ses études, il compose deux chansons et les enregistre sur un disque vendu au profit d'une association humanitaire qui aide une école de Madagascar. Après ses trois années d'études à Toulouse, il s'installe à Paris et décide rapidement de se consacrer exclusivement à la création de chansons et au spectacle.
# Posté le samedi 05 janvier 2008 18:19
Modifié le mercredi 23 avril 2008 08:00

REPENTI

 REPENTI
1 Les voisines
2 Repenti
3 Le Lacrymal Circus
4 Je suis une feuille
5 La lettre
6 Chien mouillé
7 Monsieur Marcel
8 24h01
9 Camelote
10 Mes racines
11 I was here
12 Nuit blanche
13 L'iris et la rose

# Posté le samedi 05 janvier 2008 18:41
Modifié le dimanche 09 mars 2008 08:14

Les Voisines - Deuxième extrait de l'album



J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
Dont les ombres chinoises ondulent sur les volets
Je me suis inventé un amour pantomime
Où glissent en or et noir tes bas sur tes mollets


De ma fenêtre en face
J'caresse le plexiglas
J'maudis les techniciens
Dont les stores vénitiens
Découpent en tranches
La moindre pervenche
Déshabillée




J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines

J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
Qui sèchent leurs dentelles au vent, sur les balcons
C'est un peu toi qui danse quand danse la mousseline
Invité au grand bal de tes slips en coton

De ma fenêtre en face
J'caresse le plexiglas
Je maudis les méninges
Inventeurs du sèche-linge
Plus de lèche-vitrine
A ces cache-poitrines
Que tu séchais

J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines

J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
Qui vident leurs armoires en quête d'une décision
Dans une heure environ, tu choisiras le jean
Tu l'enfil'ras bien sûr dans mon champ de vision

De ma fenêtre en face
J'caresse le plexiglas
Concurrence déloyale
De ton chauffage central
Une buée dense
Interrompt ma transe
Puis des épais rideaux
Et c'est la goutte d'eau
Un raval'ment d'façade
Me cache ta palissade
Une maison de retraite
Construite devant ma f'nêtre
Sur un fil par centaines
Sèchent d'immenses gaines

J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines

J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
# Posté le samedi 05 janvier 2008 18:48
Modifié le dimanche 09 mars 2008 08:21

Repenti

Repenti
Des spaghettis, d'la sauce tomate
Dans la banlieue nord de Dijon
J'ai choisi la voie diplomate
Qui m'a évité la prison

Ca fait vingt ans que je me cache
Et je pensais vivre bien moins
Le FBI remplit sa tâche
La protection d'un témoin

Repenti
J'ai trahi

J'aurais bien pu casser des pierres
Au pénitencier du Texas
Mais je me finis à la bière
Dans un PMU bien moins classe

Tous les soirs, on remplit mon verre
Et on rigole, on me salit
Quand je raconte les tours de verre
Ma vie à Little Italy

Repenti
J'ai trahi

Mafioso jusqu'au bout des ongles
J'suis dev'nu le poch'tron du coin
Quand les hommes de main de mon oncle
Recherchent Tony-Les-Deux-Poings

Dans les premiers mois de ma planque
J'ai cru qu'ma vie serait la même
En recréant ce qui me manque
De ma Sicile américaine

J'ai aidé quelques connaissances
Dans leurs querelles de voisinage
Deux trois corps imbibés d'essence
Quelques accidents de ménage

Repenti
J'ai trahi

Mafioso jusqu'au bout des ongles
J'suis dev'nu le poch'tron du coin
Quand les hommes de main de mon oncle
Recherchent Tony-Les-Deux-Poings

Mes p'tits voisins, des frères et soeurs
Me montraient leurs carnets de notes
Je rencontrais leurs professeurs
Et prélevais quelques quenottes

Mais aujourd'hui je suis trop vieux
Je m'occupe de mes hortensias
C'est étrange comme ils poussent mieux
Qu'ai-je bien pu donc enterrer là ?

Repenti
J'ai trahi

Dans les fourrés quelque chose bouge
J'aperçois l'ombre d'un sniper
Sur ma poitrine une lumière rouge
Je t'attendais, je n'ai pas peur

Qu'on m'allonge sur mon lit
Sur mon coeur une fleur d'hortensia
Je vais revoir le Stromboli
Je vais oublier la mafia

Repenti
J'ai trahi

Repenti
J'ai trahi

# Posté le samedi 05 janvier 2008 18:57
Modifié le dimanche 09 mars 2008 08:22

Le Lacrymal Circus

Le Lacrymal Circus
Une vieille deux-ch'vaux qui tousse
Déversait des prospectus
"Ce soir, vingt heures, venez tous,
Entrez au Lacrymal Circus."

J'étais seul et je cherchais
Un abri contre la bruine
J'ai pris ma place au guichet
D'une roulotte qui tombe en ruine

Au Lacrymal Circus
On y voit c'qu'on veut y voir
Ce soir des cumulus
Jettent sur ma vie une ombre ivoire
Et je vois
Dans les tentures rouge et or
Quelques vieilles connaissances
Des souv'nirs qui collent au corps
Comme une vapeur d'essence
Et j'ai froid

Un vieux lion à bout de forces
A cligné trois fois des yeux
Il me disait, je crois, en morse
"J'peux pas sauter, j'ai peur du feu !"

Puis un clown neurasthénique
A pleuré sur mon épaule
"J'ai beau faire mes gags scéniques
Quand je tombe je suis pas drôle !"

Au Lacrymal Circus
On y voit c'qu'on veut y voir
Ce soir des cumulus
Jettent sur ma vie une ombre ivoire
Et je vois
Dans les tentures rouge et or
Quelques vieilles connaissances
Des souv'nirs qui collent au corps
Comme une vapeur d'essence
Et j'ai froid

Au Lacrymal Circus
On y voit c'qu'on veut y voir
Ce soir des cumulus
Jettent sur ma vie une ombre ivoire
Et je vois
Dans les tentures rouge et or
Quelques vieilles connaissances
Des souv'nirs qui collent au corps
Comme une vapeur d'essence
Un étrange ballet équestre
Hennissements et ruades
Y a qu'un tambour à l'orchestre
Tous les cuivres sont malades
Ceux qui soufflent n'ont plus d'air
Il ne reste que ceux qui tapent
Il ne reste que ceux qui tapent
Il ne reste que ceux qui tapent
Au Lacrymal Circus...
# Posté le samedi 05 janvier 2008 18:59
Modifié le dimanche 09 mars 2008 08:24

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